ASSOCIATION VAUDOISE DES CAFETIERS, RESTAURATEURS ET HÔTELIERS

15 octobre 2012

Supprimer les cours obligatoires : une idée dévastatrice


C’est un front déterminé et uni qui a répliqué à l’idée du Conseil d’Etat neuchâtelois consistant en l’abandon de toute formation obligatoire préalable à l’ouverture d’un établissement. Présenté début juillet, ce projet de loi confine à la loi du moindre effort, en érigeant l’amateurisme en règle et la formation en exception.


Les sept sections cantonales de Gastrosuisse – Gastrovaud, Gastroberne, Gastrojura, Gastroticino, Gastrofribourg, Gastrovalais et la SCRHG - ont donc pris la liberté de répondre à la consultation lancée par l’Exécutif neuchâtelois. L’abandon de tout contrôle de la formation tel que développé dans le projet ne peut en effet conduire, dans cette profession comme dans d’autres, qu’à un nivellement par le bas de la qualité des prestations. Accueil, service, respect de la Convention collective nationale, connaissance du droit du travail et des assurances sociales sont autant de matières indispensables à l’exercice de la profession de cafetier-restaurateur. S’en passer, c’est laisser penser que la profession est ouverte à n’importe quel amateur et sans conditions… Et c’est compromettre gravement la qualité de la branche, l’avenir de ses acteurs et l’image du canton.


La présentation d’un concept d’hygiène : un pis-aller !
L’unique contrainte retenue par le Conseil d’Etat neuchâtelois – la présentation d’un concept d’hygiène comme préalable à l’obtention d’une autorisation d’ouverture d’établissement - ne suffira jamais à réduire le taux de rotation des patentes, et encore moins à garantir le respect du cadre légal et règlementaire de la branche (en particulier la conformité des contrats de travail et de bail, ainsi que l’affiliation du personnel aux assurances sociales). Seule une formation de base consolidée permettra d’atteindre ces objectifs.


Pour rappel, une formation minimale de type modulaire (appelée G1) est aujourd’hui dispensée dans tous les cantons latins, y compris celui de Berne. Cette formation constitue en outre un préalable pour accéder au brevet fédéral de chef d’établissement de l’hôtellerie et de la restauration et ensuite au diplôme fédéral de restaurateur (G2 et G3) reconnus par le SECO. Plusieurs démarches visant à renforcer cette formation minimale sont par ailleurs en cours, en particulier dans les cantons de Fribourg et de Vaud.

Dans ce dernier, un postulat déposé par le président de Gastrovaud Frédéric Haenni devant le Grand Conseil vaudois demande un renforcement de la formation des futurs exploitants et l’introduction de cours visant une meilleure connaissance et une plus grande valorisation des produits locaux.


La période de consultation publique étant achevée, il appartient désormais au Conseil d’Etat de faire la synthèse des remarques formulées et de proposer prochainement un nouveau projet de loi. Affaire à suivre.


Télécharger la réponse officielle à la consultation
Ecouter le débat de la RTS entre Gilles Meystre, directeur adjoint de Gastrovaud et Michel Stangl, représentant de GastroNeuchâtel


Voir toutes les news

ASSOCIATION VAUDOISE DES CAFETIERS, RESTAURATEURS ET HÔTELIERS

Avenue Général-Guisan, 42 - 1009 Pully - Tél 021 721 07 07 - Fax 021 721 07 21 - info(at)gastrovaud.ch
Site réalisé par AgenceWeb SA édité par Publishpro