fbpx

LE PASS? PAS SANS CONDITION!

LE PASS? PAS SANS CONDITION!

Mesdames et Messieurs, chers Membres,

Depuis des mois, la restauration se montre solidaire de la lutte contre le Covid. Depuis des mois aussi, elle explique les raisons de son opposition à l’introduction potentielle du certificat Covid. Raison «philosophique» d’une part, la branche n’ayant pas vocation à discriminer certains clients au profit d’autres. Raisons opérationnelles et financières d’autre part, l’exigence d’un certificat dans les restaurants s’avérant problématique en termes de gestion du personnel, d’accueil de la clientèle, de responsabilité de l’exploitant et d’impact sur le chiffre d’affaires.

Mercredi dernier, une fois encore, le Conseil fédéral a prétendu consulter. Mais l’histoire des 18 derniers mois démontre que… sa décision est prise! Le certificat COVID sera donc étendu aux restaurants, cinémas, théâtres, musées, fitness, etc. Reste à savoir quand – ce dont il ne dit rien… – et sous quelles conditions.

D’où la question: si elle y est contrainte, À QUELLES CONDITIONS la restauration introduira-t-elle le certificat en son sein? Réponse en 5 actes:

  1. le plus tard possible et de manière prévisible
    Le Conseil fédéral reste muet sur une date éventuelle d’introduction du certificat Covid. Ce silence – et l’absence de critères de décision explicites et chiffrés – empêchent une nouvelle fois les exploitants d’anticiper et de prendre les mesures nécessaires dans des délais raisonnables. Il doit donc y remédier.
  2. levée complète des contraintes intérieures actuelles
    Depuis des mois, la capacité intérieure des établissements est fortement réduite pour cause de distanciation entre les tables notamment. Cela réduit à la fois la clientèle et le chiffre d’affaires potentiels des exploitants, et nuit à la relance. Or, le certificat Covid induira une nouvelle diminution du nombre de clients (jusqu’à 40%, selon l’expérience récente de nos voisins français). En cas d’introduction, il conviendra donc de lever toutes les contraintes sanitaires qui pénalisent la marche des affaires au sein des établissements.
  1. indemniser le manque à gagner
    « Qui ferme indemnise, qui impose assume ». L’application de ce principe, défendu par la branche puis finalement accepté par les autorités fédérales et cantonales en 2020, doit se poursuivre. Car le certificat Covid conduira logiquement à des baisses de chiffre d’affaires et à une réduction de la clientèle. Or, sans indemnisation, la relance sera une nouvelle fois compromise et l’actuelle fragilité financière des établissements encore accrue…
  2. pas de privatisation des tâches de police et responsabilité des clients
    Le contrôle des certificats Covid et des pièces d’identité des clients pose de nombreux problèmes. Problème d’effectifs, à l’heure où la branche manque de personnel. Problème de police aussi: à qui incombe-t-il de «refouler» un client sans certificat? Problème financier enfin: en cas de problème (faux certificat, etc.), qui sera sanctionné? A notre sens, seul le client fautif devra être amendé dans ces cas-là.
  3. levée parallèle de l’obligation de tracer
    Un filtrage initial n’autorisant que les clients vaccinés et/ou testés à entrer dans un établissement ne peut être accompagné du maintien de l’obligation actuelle de tracer les clients au sein du restaurant. En cas d’introduction du certificat, et dans la logique d’une levée des autres contraintes en vigueur aujourd’hui, l’obligation de tracer devra donc être supprimée.