28 octobre 2026

đ—„đ—˜đ— đ—˜đ—§đ—§đ—„đ—˜ đ—Ÿâ€™đ—”đ—šđ—•đ—˜đ—„đ—šđ—˜ 𝗔𝗹 𝗠𝗜𝗟𝗜𝗘𝗹 𝗗𝗹 đ—©đ—œđ—Ÿđ—Ÿđ—”đ—šđ—˜!

Le 14.09.2026, une soixantaine de personnalitĂ©s et de restaurateurs vaudois lançaient un appel au Conseil d’Etat, afin qu’il mette fin Ă  ses pratiques disproportionnĂ©es dans le domaine du remboursement des aides pour cas de rigueur (CDR) versĂ©es durant le COVID Ă  3’577 entreprises. Cet appel, toujours sans rĂ©ponse du Gouvernement, a Ă©tĂ© largement repris par les mĂ©dias et par le Grand Conseil, tous bords confondus. C’est encourageant.

Pourtant, les commentaires reçus depuis lors dĂ©montrent l’existence d’une immense confusion et d’une croyance inexacte qu’il est temps de dissiper. Il en va Ă  la fois de la JUSTESSE des dĂ©bats en cours et de l’HONNEUR de centaines d’entreprises, injustement dĂ©peintes comme des naĂŻves ou des tricheuses, lorsque ce n’est pas les deux.

1. L’IMMENSE CONFUSION, c’est le mĂ©lange qui prĂ©vaut entre les «crĂ©dits COVID» et les indemnitĂ©s pour cas de rigueur («CDR») qui sont le cƓur-mĂȘme de l’Appel. Mis en place par la ConfĂ©dĂ©ration, les crĂ©dits COVID ont de tout temps Ă©tĂ© dĂ©finis comme des prĂȘts Ă  rembourser. Cette obligation n’est pas remise en cause par la branche. En revanche, les CDR constituent un dispositif cantonal distinct, dĂ©livrant une aide Ă  fonds perdus permettant aux entreprises fermĂ©es d’autoritĂ© d’honorer leurs charges fixes (fournisseurs, bailleurs, etc.), en l’absence de revenus.

La nuance est FONDAMENTALE: les prĂȘts devaient ĂȘtre remboursĂ©s dans leur intĂ©gralitĂ©, alors que les CDR ne devaient l’ĂȘtre qu’à titre exceptionnel.

2. La CROYANCE INEXACTE, c’est celle qui voudrait que «les rĂšgles Ă©taient claires dĂšs le dĂ©part». C’est faux! Si les CDR ont Ă©tĂ© versĂ©s promptement en 2020 et 2021, les rĂšgles relatives aux modalitĂ©s de leur vĂ©rification et de leur restitution n’ont Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©es qu’en
 octobre 2022! Par la suite, de nombreux aller-retour avec le SECO, ainsi que la jurisprudence, ont apportĂ© de nouvelles exigences. Enfin, ce n’est qu’aujourd’hui que le Canton rĂ©flĂ©chit Ă  la procĂ©dure permettrant aux entreprises de demander au Conseil d’Etat de renoncer Ă  la restitution des aides, si leur survie est en jeu. Le cadre lĂ©gal prĂ©voit cette possibilitĂ©. Mais jamais le Canton ne l’a ni formalisĂ©e, ni mentionnĂ©e dans ses dĂ©cisions…

Bref, la seule constance de ce dispositif, c’est l’INACHEVÉ et la MOUVANCE! Difficile alors d’accuser les entreprises de naĂŻvetĂ© ou de tricherie, lorsque les rĂšgles ont changĂ© en permanence.

On comprend mieux la grogne de la branche et le changement de cap attendu. Lorsqu’on dĂ©nonce le fait qu’une entreprise, pour une erreur comptable de CHF 5’000.-, doit rembourser sous 30 jours la totalitĂ© des indemnitĂ©s reçues «à fonds perdus», soit CHF 150’000.-, c’est une certaine idĂ©e de la JUSTICE et de la PROPORTIONNALITÉ des dĂ©cisions qu’on dĂ©fend. Ni plus, ni moins. Rembourser CHF 5’000 pour rĂ©parer son erreur? OK . Mais pas CHF 150’000.- !

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